Un projet éco-responsable

  • Date
  • Auteur
    Pascal Lecatelier

De nombreuses directions informatiques ont engagé des démarches d’amélioration continue visant à réduire les impacts environnementaux de leur système d’information. L'objectif de réduction des impacts environnementaux de l’informatique passe par une redéfinition du dimensionnement du système informatique afin de l'adapter au juste nécessaire.

La réduction des impacts environnementaux de vos projets digitaux, consiste à intégrer dès la phase de conception d’un service numérique la prise en compte d'exigences d'éco conception. Cette démarche doit être portée par les directions métier qui conçoivent les produits et services vendus par l’entreprise.

La mise en place dans la phase de cadrage et de conception fonctionnelle et technique de vos services numériques vous permettra:
- De réduire les coûts de fonctionnement tout au long de leur cycle de vie, par exemple en ne surchargeant pas les applications de fonctionnalités non pertinentes, en offrant une architecture technique optimisée, et une infrastrusture d'hébergement élastique.
- d'offrir un levier d'innovation, en mettant en place des bonnes pratiques dans la conception et la réalisation d'applications digitales eco-responsable,
- De limiter l'impact sur l'environnement, les services numériques représentent 5% des émissions de CO² en progression constante,
- D'anticiper les nouvelles réglementations européennes sur la mise en place par les entreprises de politique de réduction de leur empreinte énergétique.

Pour exemple deux implémentations d'un même usage de service numérique (Testé avec le plugin Green IT sous Chrome):
- le succès et l’efficacité d’une barre de recherche au milieu d’une page épurée par Google obtient un A à l'eco-index, avec une consommation de 1,46g de CO² et 2,19 cl d'eau par page affichée, soit pour un million de pages vues un équivalent de 8 795 km en voiture.
- d'un portail de recherche riche Yahoo obtient un G à l'eco-index, avec une consommation de 2,94g de CO² et 4,41 cl d'eau par page affichée, soit pour un million de pages vues un équivalent de 18 000 km en voiture.

Une éco-conception pour limiter l'impact environnemental et les coûts

De nombreux responsables informatiques considèrent encore Internet comme un univers virtuel dématérialisé et inoffensif pour la planète.
Néanmoins, chaque octet utilisé par les applications Web a un impact dans le monde réel. C'est à partir de ce constat que des travaux de recherche ont été menés dès 2009 par le Green IT afin de lutter contre le phénomène d'obésiciel (Contractation d'obèse et logiciel). Nous sommes conscients que nous avons le devoir d'accompagner nos clients lors de la réalisation de leur projet Web, afin de réduire les impacts environnementaux et économiques des services numériques en intégrant dès la phase de conception fonctionelle, graphique ou technique la mise en place des bonnes pratiques d'éco-conception et de nous assurer de leur respect pendant les phases de réalisation et de maintenance.


L'éco-conception de vos sites et services Web

La phase de conception précédant la phase de développement, demeure le meilleur levier permettant de réduire les impacts environnementaux en:
- Eliminant les fonctionnalités non essentielles, plusieurs études indiquent que 70% des fonctionnalités demandées par les utilisateurs ne sont pas essentielles et 45% ne sont jamais utilisées
- Quantifiant précisément le besoin afin d'éviter une surqualité,
- Fluidifiant les processus afin de diminuer le temps de navigation passé par l'utilisateur sur un site ou service Web,
- Favorisant un design simple, épuré et adapté au Web,
- Respectant le principe de navigation rapide dans l'historique du navigateur,
- Limitant le nombre de requêtes HTTP échangés avec le serveur,
- Proposant un traitement asynchone dès que c'est possible,
- Stockant localement les données statiques tout en respectant les règles de RGPD,
- Préférant un développement sur mesure plutôt qu'un framework ou CMS afin de disposer de plus de liberté d'optimisation,
- Favorisant les pages statiques de contenu contruites en dehors du CMS,
- Créant une architecture applicative modulaire afin de disposer d'un code efficient car plus maintenable,
- Choisissant les technologies les plus adaptées, dans l'ordre, il faut préférer les sites statiques, sites générés, sites dynamiques développés sur mesure (PHP, J2EE, .NET, ...), sites dynamiques développés sur mesure avec un framework (comme synfony) et enfin les sites dynamiques développés avec un CMS (Drupal, Jahia, AEM, ...),
- Limitant le nombre de domaines servant de ressources à un site Web, afin d'éviter la multiplication des connexions par le navigateur.

L'étape d'intégration consiste à traduire la maquette d'un site Web en une interface graphique, les choix qui seront faits à cette étape auront un impact sur la bande passante consommée, sur la consommation CPU du navigateur client. L'application de bonnes pratiques devra permettre de minimiser les allers/retours avec le serveur pour les ressources graphiques, de styles, ou Javascript.

Le code applicatif coté client est devenu la norme ces dernières années, les architectures techniques transformant les navigateurs en socle d'exécution évolués, réalisant des traitements complexes échangeant avec des architectures backend. La mise en place de bonnes pratiques lors de cette étape permet d'éviter les abus en limitant des traitements qui impactent fortement l'empreinte énergétique des sites ou services Web.

La base de données et le serveur d'application composent le principal goulot d'étranglement d'une architecture Web, occasionant des temps de latence qui nécessitent la mise en place de bonnes pratiques afin de garantir un temps de traitement le plus court possible pour décharger le serveur afin qu'il soit disponible pour un nouveau traitement et économiser ainsi les ressources matérielles.

L'hébergement est l'étape cruciale qui doit être intégrée dès la conception, car il représente un rôle clé dans le coût de fonctionnement finale, et nécessite des points d'attention allant de la statégie de caching à la réduction des données échangées au fournisseur d'énergie de l'hébergeur.

Environ 80% de la bande passante Internet sert à transférer des contenus Multimédias (Vidéos, Images, Document), il est nécessaire lors de la mise en fonctionnement d'un site Web de nous assurer de ne pas dériver vers une "Infobésité" (Contraction d'information et obésité ) en mettant en place de bonnes pratiques consistant à intégrer des mécanismes d'optimisation automatiques des contenus.

Notre offre

Nous vous accompagnons dans la mise en œuvre de solution utilisée pour:
- la sensibilisation de vos métiers et décideurs dans l'opportunité d'intégrer une démarche éco-responsable dans vos projets digitaux,
- le benchmarking de l'empreinte énergétique des projets que nous mettons en œuvre, ainsi que de le positionnement de vos sites et services Web sur le marché.
- la phase de formalisation des exigences fonctionnelles et techniques d'éco-conception de vos applications digitales,
- le développement de vos sites Web en appliquant les bonnes pratiques afin d'assurer un code efficient et le plus respecteux des enjeux écologiques,
- la mesure de l'empreinte énergétique de vos sites Web tout au long de leur cycle de vie à l'aide d'outil comme Eco Index ou Eco Meter.

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